CFC d’installateur·trice en chauffage sans apprentissage : la voie de l’article 32
Tu travailles dans le métier depuis des années sans CFC ? L’article 32 de l’ordonnance sur la formation professionnelle te permet de viser le CFC d’installateur·trice en chauffage sans contrat d’apprentissage. Voici les conditions et l’examen, d’après l’ordonnance du SEFRI du 1er juillet 2019.
L’essentiel en bref
- Expérience exigée : 5 ans d’expérience professionnelle au moins (art. 32 OFPr), dont 3 ans au minimum dans le domaine d’installateur·trice en chauffage.
- L’ordonnance admet les adultes sans apprentissage à l’examen final, mais ne fixe pas de pondération sans note d’expérience : l’office de la formation professionnelle de ton canton t’indique comment ta note globale sera calculée.
- Inscription auprès du service de la formation professionnelle de ton canton, qui vérifie ton dossier ; les délais et les frais varient d’un canton à l’autre.
- Base légale : art. 32 OFPr et ordonnance du SEFRI du 1er juillet 2019.
Les conditions d’admission
- 5 ans d’expérience professionnelle au moins, atteints au moment de l’examen (art. 32 OFPr) ; le temps partiel compte au prorata.
- Dont au moins 3 ans dans le domaine d’installateur·trice en chauffage, selon l’ordonnance du métier.
- Pas besoin de contrat d’apprentissage ; selon le canton, il faut travailler dans le métier au moment de l’admission.
- Un bon niveau de langue est attendu (orientation.ch recommande au moins le niveau B2), avec le vocabulaire du métier.
L’examen que tu passes
L’ordonnance admet les adultes sans apprentissage à l’examen final, mais ne fixe pas de pondération sans note d’expérience : l’office de la formation professionnelle de ton canton t’indique comment ta note globale sera calculée.
| Domaine de qualification | Forme et durée |
|---|
| Travail pratique | Travail pratique prescrit (TPP) de 21 heures, entretien professionnel de 60 minutes compris : planification (20 %), installation des conduites et robinetteries, montage des émetteurs de chaleur (55 %), mise en service d’installations thermiques (10 %), entretien professionnel (15 %). |
| Culture générale | Régie par l’ordonnance du SEFRI concernant les conditions minimales relatives à la culture générale. |
S’inscrire, étape par étape
- Contacte le portail d’entrée de ton canton : il t’informe, vérifie ton expérience et t’oriente vers l’examen final ou la validation des acquis.
- Prépare ton dossier : attestations de travail avec ton taux d’activité, CV et copies de tes diplômes.
- Les délais d’inscription et les frais sont fixés par chaque canton ; au Tessin, par exemple, la demande se dépose avant le 31 mai de l’année qui précède la session.
- Si tu as déjà suivi une autre formation, demande s’il est possible d’être dispensé·e de certaines branches.
Te préparer sans école professionnelle
Tu peux te préparer seul·e ou suivre des cours. Pour ce métier, l’examen ne comprend pas d’écrit de connaissances professionnelles séparé : tout se joue sur le travail pratique et la culture générale.
Il n’y a pas d’examen écrit final : les connaissances professionnelles comptent à travers la note d’expérience (40 %).
Pour aller plus loin
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Sources officielles
Consultées le 2026-10-11.
Questions d’examen corrigées
Brasage et soudage — Comment réalise-t-on un brasage fort sur un tube de cuivre de chauffage ?
- On applique d'abord le métal d'apport puis on chauffe
- On soude à l'arc électrique
- On utilise de la colle à chaud
- ✓ Couper, ébavurer, nettoyer, assembler, chauffer au chalumeau oxyacétylénique, appliquer le CuP à rouge cerise, refroidir naturellement
Étapes : 1) Couper et ébavurer le tube, 2) Nettoyer les surfaces, 3) Assembler tube et raccord, 4) Chauffer uniformément au chalumeau oxyacétylénique, 5) Appliquer le métal d'apport CuP quand le cuivre est à la bonne température (rouge cerise), 6) Laisser refroidir naturellement.
Hydraulique de chauffage — Qu'est-ce qu'une vanne thermostatique et comment fonctionne-t-elle ?
- Une vanne manuelle à 3 positions
- Elle remplace le circulateur dans le circuit
- Elle mesure uniquement la température de l'eau
- ✓ Elle régule automatiquement le débit selon la température ambiante ; l'élément sensible se dilate pour fermer la vanne
Une vanne thermostatique est montée sur le radiateur et régule automatiquement le débit d'eau chaude en fonction de la température ambiante. La tête thermostatique contient un élément sensible qui se dilate et ferme la vanne quand la température est atteinte.
Isolation et efficacité énergétique — Qu'est-ce que la résistance thermique (valeur R) et comment la calcule-t-on ?
- R est toujours identique pour tous les matériaux
- ✓ R = épaisseur / conductivité thermique (e/λ) ; plus R est élevé, meilleure est l'isolation
- R = λ × épaisseur
- R ne peut pas être calculé
La résistance thermique R est le rapport entre l'épaisseur du matériau (e en m) et sa conductivité thermique (λ en W/(m·K)) : R = e / λ. Plus R est élevé, meilleure est l'isolation.
Lecture de plans et schémas — Comment lit-on un schéma hydraulique de principe avec plusieurs circuits de chauffage ?
- On ne lit qu'un circuit à la fois
- ✓ Identifier générateur, circuit primaire, séparation hydraulique, circuits secondaires avec circulateurs/vannes/émetteurs ; symboles suissetec
- Les schémas hydrauliques ne suivent aucune norme
- On commence par les radiateurs
On identifie d'abord le générateur (chaudière/PAC), puis le circuit primaire, la séparation hydraulique, les circuits secondaires avec leurs circulateurs, vannes mélangeuses et émetteurs. Les symboles normalisés sont définis par suissetec.
Pompes à chaleur — Qu'est-ce que le SCOP (Seasonal Coefficient of Performance) et pourquoi est-il préféré au COP ?
- Le COP est toujours plus précis que le SCOP
- ✓ Le SCOP est le coefficient saisonnier sur toute la saison, plus réaliste car il intègre les variations de température
- Le SCOP ne concerne que les climatisations
- Le SCOP est identique au COP
Le SCOP est le coefficient de performance saisonnier, calculé sur une saison de chauffe complète. Il est plus réaliste que le COP (mesuré à un point fixe) car il tient compte des variations de température extérieure.
Questions fréquentes
Combien d’années d’expérience faut-il pour le CFC d’installateur·trice en chauffage sans apprentissage ?
5 ans d’expérience professionnelle au moins (art. 32 OFPr), dont 3 ans au minimum dans le domaine d’installateur·trice en chauffage.
Faut-il suivre l’école professionnelle ?
Non. Tu peux te préparer seul·e ou suivre des cours. Sans école, tu n’as pas de note d’expérience.
Comment ma note globale est-elle calculée ?
L’ordonnance admet les adultes sans apprentissage à l’examen final, mais ne fixe pas de pondération sans note d’expérience : l’office de la formation professionnelle de ton canton t’indique comment ta note globale sera calculée.
Combien coûte l’examen ?
Les frais varient d’un canton à l’autre : le portail d’entrée de ton canton te renseigne.
Et la validation des acquis de l’expérience ?
C’est une autre voie : tu montres tes compétences dans un dossier évalué par des expert·es, sans examen final. Elle n’existe que dans certains métiers et cantons ; le portail d’entrée te dit si elle est possible pour toi.