Examen du brevet de gérant d’immeubles : dates, frais et réussite

Gérante / gérant d’immeubles avec brevet fédéral : ce qu’il faut savoir avant de s’inscrire, d’après le règlement d’examen et les publications de l’organe responsable, lus le 11 octobre 2026.

L’essentiel en bref

  • Session 2027 : inscription jusqu’au 15 octobre 2026, écrits les 16 et 17 février 2027 à Beaulieu (Lausanne), oraux les 9 et 10 mars 2027 à St-Légier-La Chiésaz ; le programme d’examen est publié le 19 janvier 2027.
  • Taxe d’examen : CHF 2’700 (répétition avec dispense d’au moins une épreuve : CHF 500 de moins).
  • Taux de réussite 2026 : 67,5 % (373 sur 553), 75,6 % en Suisse romande.
  • Épreuves : droit (écrit, 2 h), connaissances de la construction et gestion du personnel (écrit, 1 h 30 chacune), gérance immobilière (écrit, 8 h, et oral, 45 min, pondérés double).

Dates et inscription

Session 2027 : inscription jusqu’au 15 octobre 2026, écrits les 16 et 17 février 2027 à Beaulieu (Lausanne), oraux les 9 et 10 mars 2027 à St-Légier-La Chiésaz ; le programme d’examen est publié le 19 janvier 2027.

Conditions d’admission

  • Un CFC d’une formation d’au moins 3 ans, une maturité (tous types), un diplôme de commerce reconnu par la Confédération, un diplôme d’école supérieure, un brevet ou un diplôme fédéral, un Bachelor ou un Master, ou un titre équivalent, et au moins 3 ans de pratique à plein temps dans un métier de l’immobilier après ce titre, ou
  • sans l’un de ces titres, plus de 5 ans de pratique à plein temps dans un métier de l’immobilier.
  • Dans les deux cas, au moins 2 ans de cette pratique en Suisse ou au Liechtenstein ; le temps partiel compte au prorata et la durée doit être atteinte au moment de l’examen.
  • Une AFP, un CAS ou un DAS ne suffisent pas comme titre.

Les épreuves

L’examen peut être répété deux fois. La première répétition ne porte que sur les épreuves notées en dessous de 5,0 ; la seconde reprend toutes les épreuves de la première répétition.

ÉpreuveFormeDuréePondération
1. Droitécrit2 h1
2. Connaissances de la constructionécrit1 h 301
3. Gestion du personnelécrit1 h 301
4. Gérance immobilièreécrit8 h2
5. Gérance immobilière (cas pratique et entretien)oral45 min2

Conditions de réussite

L’examen est réussi avec :

  • une note globale d’au moins 4,0 ;
  • pas plus d’une note d’épreuve inférieure à 4,0 ;
  • aucune note d’épreuve inférieure à 3,0 ;
  • une moyenne d’au moins 4,0 aux deux épreuves de gérance immobilière (écrit et oral).

Taux de réussite 2026

Taux national des années précédentes : 51,2 % en 2025, 60,4 % en 2024, 67,5 % en 2023 et 76,6 % en 2022.

RégionCandidat·es examiné·esRéussitesTaux de réussite
Suisse alémanique46430665,9 %
Suisse romande866575,6 %
Tessin3266,7 %
Suisse entière55337367,5 %

Coûts et subvention fédérale

Taxe d’examen : CHF 2’700 (répétition avec dispense d’au moins une épreuve : CHF 500 de moins).

À cela s’ajoutent les cours préparatoires. La Confédération rembourse 50 % des frais de cours imputables, jusqu’à CHF 9’500, après l’examen, réussi ou non, si le cours figure sur la liste du SEFRI.

Pour aller plus loin

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Sources officielles

Consultées le 2026-10-11.

Questions d’examen corrigées

Droit du bail — Après la fin d'un bail d'habitation, quand le locataire peut-il obtenir seul de la banque la restitution de sa garantie de loyer ?
  • Dans les 6 mois après l'état des lieux, même en cas de litige
  • Dès la remise des clés, sans l'accord du bailleur
  • ✓ Après un an, si le bailleur n'a ni agi en justice ni poursuivi
  • Jamais : l'accord écrit du bailleur reste toujours nécessaire

Selon l'art. 257e al. 3 CO, la banque ne libère la garantie qu'avec l'accord des deux parties, sur la base d'un commandement de payer non frappé d'opposition ou d'un jugement exécutoire. Mais si, dans l'année qui suit la fin du bail, le bailleur n'a fait valoir aucune prétention par une action en justice ou une poursuite, le locataire peut exiger seul la restitution. Le « délai de 30 jours » souvent cité n'existe pas dans la loi, et l'accord du bailleur n'est pas toujours nécessaire.

Comptabilité immobilière — Lors d'une vente immobilière, comment se calcule l'impôt sur les gains immobiliers en Suisse ? (Principe général)
  • ✓ Impôt cantonal sur la plus-value (vente – prix de revient), à taux variable
  • Impôt fédéral sur la plus-value, exonéré après 10 ans de détention
  • L'IGI est un impôt fédéral direct appliqué uniformément en Suisse
  • Impôt cantonal sur le prix de vente brut, à taux fixe dans chaque canton

L'impôt sur les gains immobiliers (IGI) est perçu par les cantons sur la plus-value réalisée (prix de vente - prix de revient indexé - frais d'investissement déductibles). Le taux varie selon le canton et la durée de détention (réduction pour longue durée, majoration pour courte durée). Certains cantons appliquent un impôt à la source déduit du prix de vente.

Droit immobilier — Quelle est la portée du principe de la publicité du registre foncier (art. 970 CC) ?
  • ✓ Nul ne peut invoquer l'ignorance d'une inscription au registre
  • Seules les inscriptions de moins de 10 ans sont opposables aux tiers
  • Tout le registre est consultable librement par quiconque, sans intérêt
  • La publicité du registre ne s'applique qu'aux droits de gage

Le principe de publicité du registre foncier signifie que les droits inscrits sont opposables aux tiers et que nul ne peut se prévaloir d'ignorer une inscription. Le tiers de bonne foi qui acquiert un droit basé sur une inscription erronée est protégé (art. 973 CC — foi publique du registre foncier).

Spécificités genevoises — Un propriétaire genevois veut vendre séparément un appartement jusqu'alors loué, dans un immeuble locatif. Que prévoit la LDTR ?
  • Le locataire doit obligatoirement acheter l'appartement
  • La vente est libre ; seul le registre foncier doit être informé dans les 30 jours
  • ✓ L'aliénation est soumise à autorisation du département
  • La vente est interdite sans exception

L'aliénation, sous quelque forme que ce soit, d'un appartement à usage d'habitation jusqu'alors offert en location est soumise à autorisation (art. 39 al. 1 LDTR). Le département la refuse lorsqu'un intérêt public et un intérêt général s'y opposent, notamment le maintien de logements locatifs en période de pénurie (art. 39 al. 2 LDTR).

Gestion immobilière — Un propriétaire donne à son gérant une procuration pour vendre son immeuble. Selon le Tribunal fédéral, cette procuration doit-elle revêtir la forme authentique, comme la vente ?
  • ✓ Non, la procuration n'est pas soumise à la forme authentique
  • Oui, elle doit revêtir la même forme que la vente elle-même
  • Oui, sauf si la commune légalise la signature du mandant
  • Non, un gérant professionnel peut vendre sans procuration

Non. Le pouvoir de représentation n'est en principe soumis à aucune forme (art. 32 ss CO), même lorsque l'acte à conclure exige la forme authentique : le Tribunal fédéral l'a admis pour la vente d'un immeuble (ATF 112 II 330). Le piège est de transposer à la procuration la forme de la vente (art. 216 CO). En pratique, le notaire et le registre foncier demandent une procuration écrite avec signature légalisée, pour des raisons de preuve, mais ce n'est pas une forme authentique.

Questions fréquentes

Quand a lieu l’examen du brevet de gérant d’immeubles ?

Session 2027 : inscription jusqu’au 15 octobre 2026, écrits les 16 et 17 février 2027 à Beaulieu (Lausanne), oraux les 9 et 10 mars 2027 à St-Légier-La Chiésaz ; le programme d’examen est publié le 19 janvier 2027.

Combien coûte l’examen du brevet de gérant d’immeubles ?

La taxe d’examen est de CHF 2’700 (répétition avec dispense d’au moins une épreuve : CHF 500 de moins). Les cours préparatoires sont en plus ; la Confédération en rembourse 50 %, jusqu’à CHF 9’500.

Quel est le taux de réussite du brevet de gérant d’immeubles ?

Taux de réussite 2026 : 67,5 % (373 sur 553), 75,6 % en Suisse romande. Taux national des années précédentes : 51,2 % en 2025, 60,4 % en 2024, 67,5 % en 2023 et 76,6 % en 2022.

Qui peut se présenter à l’examen ?

Un CFC d’une formation d’au moins 3 ans, une maturité (tous types), un diplôme de commerce reconnu par la Confédération, un diplôme d’école supérieure, un brevet ou un diplôme fédéral, un Bachelor ou un Master, ou un titre équivalent, et au moins 3 ans de pratique à plein temps dans un métier de l’immobilier après ce titre, ou sans l’un de ces titres, plus de 5 ans de pratique à plein temps dans un métier de l’immobilier. Dans les deux cas, au moins 2 ans de cette pratique en Suisse ou au Liechtenstein ; le temps partiel compte au prorata et la durée doit être atteinte au moment de l’examen. Une AFP, un CAS ou un DAS ne suffisent pas comme titre.